Rencontre avec Pauline Violet

Pauline Violet..

Poétesse? Peintre du 19 ème? Actrice du début 20 ème? Comtesse? Romancière à l’eau de rose? 

Et bien non , Pauline Violet n’est autre qu’une variété de renoncule asiatique, teintée d’un rouge sang, tirant sur le pourpre, et parfois même sur le rouge noir digne de Feu M. Lagerfeld.

Il est rare d’en trouver dans notre région, mais j’en ai trouvé quelques unes chez mon marchand adoré. Une toute petite poignée, mais suffisante pour les mettre dans mes tubes à essai , entourées de mes perles d’eau violettes phosphorescentes. 

Nobles, leur couleur me rappelle la robe des archevêques du 19 ème siècle. Leur posture droite et digne me font penser à ces femmes de la haute société, qui portent en leur sein les plus grands secrets. 

Il me les fallait, juste pour les contempler, pour les laisser m’emporter dans une autre époque. 

Elles me font penser au recueil de Baudelaire « Les Fleurs du Mal ».

A méditer…

 

Un peu d’histoire: 

  • Le nom commun de la renoncule est « bouton d’or’. 
  • Les langues anglo-saxonnes la nomment fleur de beurre pour rendre hommage au doux éclat de son jaune.
  • C’est une fleur qui est toxique, mais cela n’a jamais posé problème, car le bétail évitait naturellement d’en manger.
  • Sa croissance rapide l’a rendue, cependant, indésirable dans les cultures d’où on la chasse à grand renfort d’herbicides.
  • Son attrait: multitude de pétales, d’abord serrés en pompons, avant de s’épanouir largement
  • Le territoire naturel de cette fleur s’étendait de l’est du bassin méditerranéen à l’Asie.
  • La variété la plus connue est la « Ranunculus asiaticus ».
  •  le nom latin de « ranunculus » dérive de « rana », « petite grenouille ». Les renoncules le doivent à leurs espèces aquatiques. Elles vivent en suspension sur les eaux stagnantes des mares et des cours d’eau, en compagnie des batraciens.

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