La barque verte

Un peu d’exotisme aujourd’hui.

Une envie de bois, de vert et de fleurs séchées. 

Je niche dans une feuille de bois, des perles d’argile, des chrysanthèmes verts et quelques nigelles séchées. Le résultat est assez curieux, mais il fonctionne au centre d’une table en bois massif rectangulaire, avec des assiettes en bois, des couverts en corne et des verres en béton anthracite. A rajouter des serviettes de table en lin lavé carbone ou chocolat, des bougies vert sapin, un repas sud africain, et là c’est le dépaysement assuré.

Pour l’histoire, le chrysanthème est une fleur hivernale, dont la symbolique que nous connaissons est reliée à la mort. 

Cependant, l’origine de cette fleur « pompon » se trouve en Chine, où elle est cultivée pour l’ornement, l’alimentation et la pharmacopée. « Si vous voulez être heureux pour une vie, cultivez des chrysanthèmes ». 

Au Japon, elle est le symbole de l’empereur et l’emblème de l’archipel. Les Japonais lui prêtent une naissance divine. 

En Europe, elles furent introduites dès le 17 ème siècle; et la Belle Epoque y voit le triomphe avec la mode du style japonais, en particulier dans l’Art Nouveau. On y voit les valeurs positives asiatiques telles la fidélité et la longévité. Mais, avec Poincaré, elle devient symbole de mort quand il ordonne, en 1919, de fleurir toutes les tombes des soldats pour le premier anniversaire de l’Armistice. Etant donné que le chrysanthème fleurit en novembre, il fut choisi pour cette commémoration, et depuis, en France, sa réputation fut assombrie. 

Mais, c’est à chacun de ressentir et de choisir, pour moi, elle représente une certaine originalité, toute particulière, et une forme de symétrie qui frôle la perfection.

 

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