Protea, mother Africain

Il y a 5 ans, j’ai eu la chance de faire un voyage de 15 jours à Capetown en Afrique du Sud, pour un projet qui me tenait à coeur. A l’époque je travaillais encore activement comme photographe et ayant développé un projet de livre qui se serait intitulé « 24 hours in a City », l’éditeur auprès duquel j’avais proposé mon projet, m’envoya illico faire un test à Capetown, destination ultra prisée, en compagnie de leur écrivain.

Je fonctionne aujourd’hui, de la même manière que je fonctionnais derrière mon appareil photo, à savoir regarder partout, de la plus petite chose à la plus spectaculaire.

Ayant parcouru des kilomètres de vies, bidon-villes, marchés, commerces tenus par les blancs , les noirs, avec distinction, sans distinction, j’ai pu y découvrir une faune et une flore incroyable.

Un de mes coups de cour visuel à l’époque fut la Protea, fleur sud africaine originaire du Cap, robuste, principalement rouge, duveteuse avec une tige épaisse et rigide. Je me souviens en avoir acheté, ramené et les avoir fait séché, pour au final les avoir gardées durant 2 ans.

C’est ma fleur préférée car elle est forte, tout en étant douce, avec une esthétique parfaite.

Chaque début de semaine, je vais voir les marchés, les producteurs, mon fleuriste adoré canadien installé en Italie, pour dénicher les dernières fleurs de saisons, ou autres particulières. Mes yeux s’écarquillent, et mon estomac s’emballe lorsque je tombe sur ces magnifiques protéas séchées et teintes en noir et crème.

Je ne pouvais alors pas les laisser, il me fallait replonger dans cette nostalgie sud africaine, l’Africa burn, les odeurs, les paysages, les plages, les pingouins de Simons Town, et la lumière unique, propre à Mother Africa.

 

 

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